C’est indéniable : tout leader est confronté dans sa carrière au fait de devoir prendre la parole en public, ne serait-ce que devant ses employés, collègues ou supérieurs hiérarchiques.

Or tout le monde n’est pas forcément à l’aise dans ces moments-là. Pour communiquer efficacement, le discours en lui-même est, certes, important, mais la gestuelle, l’attitude et le ton employé sont autant d’éléments intrinsèques à une bonne communication orale.

  1. Préparer sa prise de parole

Pour que votre message passe véritablement, vous devez travailler certains aspects de la prise de parole en public – que l’on pourrait qualifier de prérequis – bien avant le jour J afin de maîtriser parfaitement la situation.

  1. Développer sa confiance en soi

Pour être à l’aise avec autrui, il faut avant tout être à l’aise avec vous-même.  Pour cela, il est nécessaire de savoir vous détacher du regard des autres et regagner sa propre confiance.

Travailler votre affirmation de soi : quels sont vos points forts ? Quelles sont les qualités sur lesquelles vous pouvez vous appuyer sans hésiter ?

Commencez par oser prendre la parole lorsque vous vous sentez à l’aise avec vos interlocuteurs. Procédez par petites touches. Vous apprécierez de plus en plus le challenge.

  1. Apprendre à mieux gérer son stress

A la fois ennemi redouté et meilleur allié des orateurs, le trac généré par une prise de parole en public est l’expression d’une appréhension et d’une peur de décevoir. Cela dénote donc un certain respect des personnes à qui l’on doit s’adresser. En d’autres termes : appréhender une présentation en public est plutôt bon signe !

Néanmoins, il est essentiel d’apprivoiser ses peurs afin de ne conserver que le “bon” stress, celui qui agit comme un moteur et non comme un frein.

Il existe quelques techniques qui, si vous apprenez à les maîtriser et les pratiquez régulièrement, vous aideront à faire rapidement retomber la pression, comme les exercices de respiration, la relaxation ou la méditation.

  1. Travailler son langage non verbal

La gestuelle, les attitudes, l’intonation, les regards et autres sont tout aussi importants que les mots employés dans un discours. Vous veillerez donc lors de votre intervention à :

    •  Garder les 2 pieds bien ancrés au sol : évitez de vous reposer sur une seule jambe, cela évoque inconsciemment à vos interlocuteurs une certaine fragilité, un manque de confiance en soi – et donc une crédibilité diminuée.
    •  Regardez l’ensemble de votre public : tout en accrochant quelques regards que vous sentez “captés et bienveillants”. Balayez régulièrement l’assemblée du regard afin que chacun se sente important et concerné par votre message.
    •  Enlever les mains de vos poches : si ce réflexe s’avère relativement courant lorsque l’on est mal à l’aise devant un public, il reste toutefois pour l’auditoire un signe de “faiblesse” et induit rapidement un doute quant à la crédibilité de l’orateur.
    •  Parler clairement et suffisamment fort pour être entendu de tous : cette évidence demande parfois de gros efforts de la part du communicateur.
  1. Parfaire son expression orale

Maintenant que vous maîtrisez le langage non verbal, il est temps de vous pencher sur votre communication verbale : diction, vocabulaire, tournures de phrases, etc.

    • Faites quelques exercices afin de parfaire votre diction, apprenez à poser votre voix, bannir les mots parasites (euh, donc, alors, voilà, etc.).
    • Utilisez un vocabulaire adapté à vos interlocuteurs. Parlez chiffres à des financiers, technique à des ingénieurs, adoptez le storytelling pour faire passer un message à vos clients, etc.
    • Préférez les phrases courtes aux phrases à rallonges dont on perd rapidement le sens.
    • Donnez du rythme et de la vie à votre intervention : un vocabulaire riche et varié, des mots en adéquation avec le ton employé, le sujet abordé et le contexte du message.
  1. Comment bien structurer son discours ?

Les grandes phases d’une prise de parole en public sont les suivantes :

    1. Capter l’attention de son public : c’est l’accroche du discours. Elle doit être d’emblée percutante afin de susciter l’intérêt de vos interlocuteurs.
    2. Proposer : entrez dans le vif du sujet. Rappelez clairement et brièvement le pourquoi de votre intervention.
    3. Balayer quelques objections : vous capterez à nouveau ainsi l’attention de votre auditoire ou d’un éventuel interlocuteur convaincu du non fondé de votre message, prompt à vous jeter la première pierre.
    4. Argumenter : soyez enthousiaste et dynamique pour présenter votre projet ou défendre votre idée. Il s’agit d’embarquer l’assistance avec vous.
    5. Reformuler l’objet de votre intervention afin de vous assurer que tout le monde a bien entendu et intégré votre message.
    6. Conclure en mentionnant un élément clé. Les dernières secondes d’une allocution sont bien souvent – tout comme les toutes premières secondes – ce que l’assistance retiendra le plus.  Il est donc essentiel de bien travailler ce moment.