Prendre la parole en public est une des craintes les plus répandues. Qu’on manque de confiance en soi ou pas. Il est vrai que bien parler en public et captiver son auditoire demande de la pratique. Cependant, réussir sa prise de parole en public n’a rien d’insurmontable et pour ce faire il faut :

  1. Capter l’attention de son auditoire 

Qui sont les personnes à qui vous allez vous adresser ? Qu’attendent-elles de cette intervention ? Quel vocabulaire emploient-elles ?… Tout ceci vous permet, à vous, narrateur, de capter l’attention de votre auditoire en utilisant les bons mots, les bonnes anecdotes qui parlent à votre public, en utilisant la gestuelle adéquate…

  1. Regarder loin pour être entendu

La voix se porte où le regard se porte. Si vous ne regardez que le premier rang, il y a de fortes chances pour que les milieu et fond de salle ne pipent pas un mot de votre discours. Votre voix se doit d’être suffisamment haute pour être audible de tous. Répétez votre discours à voix haute pour prendre cette habitude du parler haut et fort.

  1. S’entraîner encore et encore

Répétez votre discours devant un miroir, quelques proches qui pourront vous donner un feedback constructif ou bien encore filmez-vous. Cela vous permettra de repérer certains tics de langage ou de postures liés au stress.

  1. Réagir aux aléas d’une intervention en public

Bafouillage, trou de mémoire, tremblote, lapsus… Nul n’est à l’abri d’un petit – ou grand – moment de panique devant un auditoire. Il est important d’apprendre à réagir en de telles circonstances :

    • Vos mains tremblent au moment de votre prise de parole ? Apprenez que ce n’est pas systématiquement visible par l’assemblée. Une astuce si vous souhaitez toutefois garder un aide-mémoire en main et redoutez la tremblote : utilisez du papier cartonné. Le tremblement sera moins perceptible.
    • Vous avez peur d’avoir un trou de mémoire ? Notez les grandes lignes de votre intervention sur une fiche cartonnée. Pas de phrases. Uniquement des mots clés qui sauront instantanément vous redonner le fil de votre message. Vous n’avez pas de fiche ? Soyez suffisamment à l’aise pour demander l’aide de votre assistance. Cela aura même parfois pour effet de captiver à nouveau certains auditeurs perdus !
    • Vous bafouillez ? Venez de faire un lapsus embarrassant ? Soyez spontané. L’humour, notamment l’autodérision, est bien souvent efficace, car cela permet de détendre l’atmosphère.
    • Un interlocuteur s’immisce de manière impromptue, vous coupe la parole, vous prend à partie ? Ne vous laissez pas emporter par les émotions. Restez maître de votre intervention. Rappelez posément les règles de la bienséance ainsi que l’ordre du jour, le cas échéant. Faites savoir à cette personne que vous êtes ouvert à un échange ultérieur sur la question. Soyez poli, posé, mais ferme.
  1. Apprivoiser son public

Lors d’une intervention devant un parterre de personnes inconnues (comme lors d’une conférence, par exemple), il est opportun de saluer à l’entrée de la salle, par exemple, les auditeurs qui arrivent. Cela permet de vous familiariser avec les visages qui vont vous scruter pendant de longues minutes.

Par ailleurs, vous pourrez également déjà repérer quelques “alliés” dont vous ressentez les bonnes ondes – et à l’inverse, les individus dont vous ressentez inconsciemment la non-adhésion à votre cause. Ces derniers sont à ce propos d’excellents moteurs. Considérez-les comme un challenge : ce sont précisément ces personnes qu’il vous faut convaincre. Pendant votre allocution, gardez-les en point de mire et observez leurs réactions : c’est ainsi que vous pourrez percevoir l’effet de votre prise de parole sur votre public.